novembre 2018

Zoom sur la technologie RFID – partie 1

Ces dernières années ont connu l’essor des technologies d’identification radiofréquence ou RFID lorsque les industriels ont commencé à s’intéresser de près à ce que pouvaient apporter les ondes radiofréquences au domaine de l’identification. Ainsi nous sommes passés du ticket papier ou magnétique à la carte sans contact.

La technologie RFID « Radio Frequency Identification » signifie l’identification par radiofréquence. Elle ne se limite pas au contrôle d’accès, son champ d’application est bien plus large. On peut en effet retrouver cette technologie au sein d’autres supports comme les antivols (étiquettes), les clefs de voitures, les cartes de transports, les passeports biométriques, le paiement sans-contact… et même les êtres vivants (puces d’identification et de suivi) !

 

Qu’en est-il de la technologie RFID en matière de contrôle d’accès ? Focus.

 

Il était une fois : la RFID, un peu d’histoire

  • 1973 : le premier brevet (U.S. Patent 3.713.148) lié à la technologie RFID est déposé aux Etats-Unis par Mario Cardullo qui l’utilise pour l’identification des locomotives.
  • 1983 : le premier brevet (U.S.Patent 4.384.288) qui utilise l’appellation RFID est déposé par Charles Walton.

 

RFID : le fonctionnement

Il existe de nombreuses manières de classifier les objets RFID. On parle par exemple de basses fréquences (125KHz), de hautes fréquences (13,56 MHz), d’ultra-hautes fréquences (868 Mhz) et de Super Hautes Fréquences (2,4 GHz). Au sein de ces catégories, il existe également différents protocoles de fonctionnement, plus ou moins normalisés. S’il existe de nombreuses typologies, l’une des grandes classifications concerne le statut passif, semi-passif ou actif de l’objet.

 

Le RFID passif est la technologie la plus répandue en contrôle d’accès. Comme son nom l’indique, l’objet RFID est purement passif, c’est à dire qu’il n’intègre pas d’émetteur radiofréquence mais simplement un récepteur. Le transpondeur passif utilise l’onde (électromagnétique) issue de l’interrogateur (lecteur RFID + antenne) pour alimenter le circuit électronique embarqué. Ce transfert d’énergie est rendu possible par la technique du couplage inductif.

Comme le badge ne possède pas d’émetteur, le retour d’information est réalisé par une technique simple : la modulation de charge. Pendant que le lecteur émet des ondes, la puce RFID (le badge) module son énergie consommée qui par « induction » module également l’énergie du lecteur. Cette modulation est alors interprétée de manière « binaire ».

 

Pour le RFID semi-passif, l’objet RFID disposera de sa propre alimentation, une pile, qui permettra d’émettre des données via une antenne après avoir été « réveillé » par l’émetteur. Les badges de Télépéage par exemple, utilisent cette technologie.

 

Quant au RFID actif, le badge peut émettre à tout moment, grâce à sa pile incluse, sans avoir à attendre un quelconque réveil. C’est le cas par exemple des télécommandes d’ouverture à distance.

 

schéma RFID

Schéma : principe de communication RFID

 

« Concrètement, lorsqu’une personne présente son badge RFID « passif » devant le lecteur, le champ électromagnétique du lecteur apporte l’énergie suffisante à l’antenne intégrée au badge RFID pour transmettre les informations contenues » explique Patrick Paranthoen, Responsable R&D sûreté-sécurité chez Horoquartz.

Le transpondeur qui est intégré dans le badge comprend une puce électronique dans laquelle sont enregistrées les données d’identification (essentiellement un numéro unique et une identification d’appartenance à la société utilisatrice du badge) et l’antenne qui permet de communiquer avec l’émetteur (le lecteur de badge). Le terme générique « transpondeur » peut être retrouvé sous d’autres appellations (tag RFID, étiquette radio…), mais sa composition et son fonctionnement restent inchangés.

 

Les fréquences du RFID

 

Le choix de la fréquence RFID détermine la « puissance » de transmission des données :

  • RFID basses fréquences 125KHz (tags passifs)
  • RFID hautes fréquences 13,56 MHz (tags passifs)
  • RFID UHF 868 MHz (tags passifs et actifs)
  • RFID SHF de 2,4 GHz (tags passifs, actifs et semi-actifs)

Plus la fréquence de lecture est élevée et plus la distance de lecture peut être élevée.

Dans le cadre du contrôle d’accès par badge, les basses et hautes fréquences sont couramment utilisées. Elles garantissent une utilisation « choisie » de l’accès en raison de la courte distance. Les très hautes fréquences ont des performances beaucoup plus élevées et correspondent davantage à des besoins ciblés qui nécessitent des distances de lecture plus élevées, telles que les accès pour véhicules.

 

Pour en savoir plus, consultez notre article consacré aux puces RFID

 

Maude Baudrand, Chef de Projet Marketing Sûreté-Sécurité chez Horoquartz, d’après un entretien réalisé avec Patrick Paranthoen, Directeur R&D Sûreté chez Horoquartz

Maude Baudrand    Patrick Paranthoen