février 2019

Universités : le défi de la sécurité au quotidien

Le problème de la sûreté-sécurité dans le monde universitaire reste entier et complexe : un environnement ouvert par nature, la multiplicité des sites et des locaux à protéger, la diversité des publics accueillis, les particularités de certaines activités (labos par exemple). D’autres dimensions viennent en complément : gérer le badge multi-applications, prendre en compte l’ouverture sur la ville. Retours d’expérience avec les Universités de Rouen, Paris Descartes et Nîmes.

Des déploiements le plus souvent progressifs

Le périmètre des projets et la dispersion géographique des locaux amènent le plus souvent les universités à envisager des déploiements progressifs.

L’Université de Nîmes est répartie sur 4 sites distincts dans l’agglomération. Elle reçoit 4500 étudiants, 100 enseignants, 150 personnels administratifs et 700 vacataires et a choisi la solution Protecsys 2 suite d’Horoquartz.

Lors de la première phase, les locaux sensibles (salles pédagogiques et informatiques), le stock, le local serveur, et les bureaux du service informatique ont été sécurisés. Les ascenseurs ont été équipés ainsi que le parking avec un système de reconnaissance des plaques minéralogiques. Au total 35 portes ont été sécurisées.

« Comme tout fonctionnait parfaitement, la présidence a souhaité sécuriser son accès, et nous avons équipé les bureaux, l’infirmerie, et la scolarité. Une troisième phase est en cours dans le cadre d’un plan pluriannuel d’investissements de 4 ans. Le marché a été relancé, nous équipons donc de nouveaux locaux » précise Nathalie Gauthey, DSI de l’université.

L’Université de Rouen compte 30 000 étudiants et près de 3500 personnels administratifs, techniques et enseignants. L’Université de Rouen souhaitait utiliser sa carte étudiant, la ‘Léo Carte’, pour une finalité de contrôle des accès. Bien qu’utilisant déjà 2 autres solutions concurrentes, l’université a fait appel à un troisième acteur avec comme éléments de choix la compatibilité avec la Léo Carte, la conformité aux recommandations de l’ANSSI, la capacité d’interfaçage avec d’autres solutions (détection intrusion, vidéosurveillance…) et la gestion en multisites.

 « Nous avons commencé le déploiement par les locaux de notre DSI et le data center pour protéger dans un premier temps nos équipements et nos données » précise M Houssier, DSI de l’Université de Rouen. « Les locaux techniques ont suivi, puis les bâtiments et salles de réunion… »

5 sites du campus sont aujourd’hui équipés avec Protecsys 2 Suite. Au total une vingtaine de bâtiments (site administratifs et pédagogiques, gymnases, laboratoires…) et une centaine de portes intérieures/extérieures en sont équipées. Au-delà, les accès à un parking, deux garages à vélos, une armoire à clés et un ascenseur sont également pilotés.

 

Pour Paris-Descartes, l’importance de la gouvernance

L’université Paris-Descartes accueille 40 000 étudiants et 10 000 professionnels enseignants et chercheurs permanents ou temporaires sur 12 sites totalisant un patrimoine de 220 000 m².

Après une consultation publique, l’université a retenu les solutions d’Horoquartz pour le contrôle d’accès et la vidéosurveillance. Les deux solutions ont été déployées en parallèle sur quelques sites dans une logique au départ centralisée avec délégation sur les sites distants. « Nous avons commencé par protéger nos salles machines, datacenters. Ensuite la solution a été retenue dans le cadre d’un appel d’offre sur l’un de nos sites importants qui est l’Institut de Psychologie à Boulogne Billancourt (6000 étudiants). C’était une opération bâtimentaire complète avec 300 obstacles pour un traitement complet du bâtiment, un traitement systématique de l’accès jusqu’à la protection des laboratoires. Ensuite, les installations se sont poursuivies au fur et à mesure en fonction des besoins des différentes entités : un bâtiment ou une salle informatique, des laboratoires de recherche, des zones vulnérables à protéger dans un contexte accru de sécurité » indique Patrick de Carné, Directeur Technique.

Ce premier projet a pu démarrer car sa gouvernance était adaptée et le portage politique était clair dès l’origine avec une gouvernance centrale portée par la direction numérique et les services informatiques dans les composantes (les UFR et les facultés) qui ont une indépendance et une délégation technique et budgétaire leur permettant de déployer des solutions tierces de manière relativement autonome.

Si le projet se fait dans le cadre de la relation permanente du central avec ses infrastructures, dans la mesure du possible, la solution Horoquartz est installée. Le logiciel permettant notamment de compartimenter la gestion des accès, des droits et des profils des usagers, son paramétrage central est alors étendu pour le client distant.

 « Cette nécessité d’avoir un logiciel universel, avec des instances très héritières des données du système d’information est apparue à mi-parcours, nous n’y étions pas forcément sensibilisés au départ. De nouveaux usages apparaissent, l’université s’ouvre sur la ville, il faut gérer les flux de circulation et ne pas simplement répondre aux besoins ponctuels. Les nouvelles contraintes seront levées par un contrôle d’accès unique et très fluide, à l’échelle de l’établissement, voire dans le cadre d’un groupement d’universités. A terme, cela représentera 20 à 30 sites, 70 à 80 000 étudiants, un grand nombre de laboratoires de recherche et des ressources qui sont fluides » ajoute Patrick de Carné.

 

Des bénéfices visibles rapidement

Pour Nathalie Gauthey, DSI de l’université de Nîmes : « La sécurité est accrue, les fermetures de portes sont simplifiées, nous sommes capables de savoir à l’instant T qui est entré dans un bâtiment, nous contrôlons nos points sensibles et nous gérons les accès à l’heure près. »  L’université a par ailleurs constaté une baisse significative des vols (-80%) et leur quasi-disparition au niveau du stock et du service informatique. Un avis partagé par M Houssier, son homologue de Rouen : « Avant, on avait une personne qui venait fermer tous les accès sécurisés du campus de Rouen chaque soir. Maintenant, c’est automatique ! »

 Patrick de Carné conclut : « Une porte de laboratoire, parfaitement gérée et sécurisée sans défaillance représente une économie financière. Lorsqu’une personne quitte l’établissement, il n’y a pas de coûts de changements de serrures, le re-paramétrage dans l’application est immédiat, un badge désactivé donne un résultat parfait à bas coût. Le gain est énorme. »

Thierry Bobineau, Directeur Marketing chez Horoquartz

Thierry Bobineau