septembre 2019

Un référentiel pour comprendre les métiers de la sécurité et sûreté en entreprise

Le Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises (CDSE) a réalisé une étude sur les métiers de la sûreté-sécurité en entreprise avec un double objectif : « dresser un panorama de la situation actuelle des directions et des besoins sécurité-sûreté au niveau corporate, mais aussi analyser les évolutions des besoins ». Elle a été ciblée sur les entreprises dotées d’une Direction Sécurité-Sûreté Corporate (SSC), et cela, quelle que soit la couverture géographique de leurs activités de sécurité-sûreté.

Le rôle des directions Sécurité-Sûreté en entreprise

Concernant la Direction SSC, le club rappelle qu’elle doit « piloter la sécurité globale de l’entreprise, c’est-à-dire les activités de prévention et de protection des personnes, du patrimoine matériel et immatériel de l’entreprise, contre les atteintes accidentelles et les actions malveillantes ».

Dans cet objectif la Direction SSC doit prévenir les menaces comme les risques, réfléchir à leurs interdépendances, mettre en place une veille, mais aussi une analyse en sécurité comme en sûreté. Il doit en découler une politique spécifique et des règles de protection et de prévention ou encore une anticipation de la gestion des crises.

Selon les secteurs d’activité des entreprises les principaux risques sont les risques humains, l’atteinte à la réputation et à l’image, les cyber-risques et ceux liés à l’information, les risques juridiques, économiques, géopolitiques et terroristes et enfin les risques naturels.

 

Les principaux modèles d’organisations des Directions SSC

Il ressort de l’étude cinq principaux modèles organisationnels des Directions SSC. Ils dépendent du croisement de plusieurs paramètres comme la taille de l’équipe (de 1 à plus de 20 personnes), le périmètre de responsabilité (personnes et matériel), la part de budget de prestations (- de 25 à + de 50 %) ou encore les moyens disponibles.

La configuration médiane de l’ensemble de ces modèles organisationnels présente un choix hybride entre une priorité à l’investissement sur des ressources internes (notamment pour la conception de politiques et de process sur les sujets clés), une part moindre de prestations et un réseau stable de Responsables Sécurité-Sûreté d’entités.

Du côté du rattachement organisationnel, l’étude montre que le rattachement de la Direction SSC dans l’organigramme se situe majoritairement au niveau de la Direction Générale ou du Secrétariat Général.

Dans la continuité de l’enquête, le CDSE a établi une cartographie des différents métiers de la SSC qui apparaissent selon les types d’entreprises et les besoins. Il y a les métiers repères : Directeur SSC, adjoint SSC, analyste SSC, puis les métiers experts SSC déployés en fonction des besoins spécifiques : gestion de crise et continuité d’activité, déplacements professionnels et mobilités internationales, intelligence-sécurité économique, protection de l’information, sécurité des systèmes d’information, sécurité des événements, lutte contre la fraude ou encore protection des actifs matériels.

Un autre élément qui ressort de ce travail est le fait que ces professionnels doivent être des experts de haut niveau dans leurs métiers, mais ils se doivent aussi de connaître les rouages de leur entreprise.

 

Un secteur encore très masculin

Enfin, le travail de l’association a permis de déterminer le ratio d’hommes et de femmes dans les métiers de la sécurité et sûreté en entreprise. Très nettement, on constate que ce sont des hommes (83 % des répondants), qui ont plus de 50 ans (52 %), avec au moins un niveau master (71 %) et la majorité (63 %) est recrutée en externe.

*Le club des directeurs de sécurité des entreprises est une association. Elle veut fédérer les expériences des professionnels de la sécurité et de la sûreté dans les entreprises, privées ou publiques.

 

Franck Chevallier pour Horoquartz

Franck Chevallier

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