mai 2019

Sécurisation des espaces commerciaux : une nouvelle convention spécifique

Après 8 ans d’existence la convention de sécurisation des espaces commerciaux qui est mise en place par Perifem, vient d’être modifiée afin de pouvoir être plus adaptée aux attentes des clients, mais aussi des personnels. Le risque terroriste a notamment bien été pris en compte dans la nouvelle mouture de cette convention.

Plus de sécurité pour les usagers

Périfem est une association qui regroupe des distributeurs et des industriels de la grande distribution, le CNCC (Conseil National des Centres Commerciaux) et l’Alliance du Commerce, organisation professionnelle qui regroupe trois fédérations du commerce organisé (27 000 magasins d’habillement et grands magasins).

Selon l’étude Opinionway-Perifem : « les français et le sentiment de sécurité dans les commerces », réalisée en septembre 2018, 75 % d’entre eux sont rassurés par les agents de sécurité et 73 % par la présence de caméras. Concernant le sentiment de sécurité, 56 % se sentent régulièrement ou de temps en temps en insécurité dans un commerce et plus de 25 % ont déjà renoncé à un achat à cause de ce sentiment. Enfin, 74 % ont peur d’être confrontés à une scène de violence au sein du centre commercial. Des chiffres qui montrent l’importance du sentiment d’insécurité perçu et de la nécessité de mettre en place des mesures, que ce soit pour les clients, mais aussi pour les nombreuses personnes qui y travaillent.

Prendre en compte tous les risques

L’idée de la convention est bien d’« améliorer la sécurité du public et des collaborateurs des différents établissements y travaillant », et de lutter contre la menace terroriste et toutes « les formes d’incivilité, de malveillance, de délinquance, de troubles à l’ordre public (…) rencontrées dans les espaces commerciaux et leurs abords immédiats ». C’est le procureur de la République qui est à l’origine de l’établissement de chaque convention-cadre, il lui revient de vérifier la nécessité de chaque mise en place. Elle sera ensuite cosignée par le centre commercial et par la mairie.

Une convention collaborative

Sur le terrain, chaque convention doit s’adapter le plus précisément à son environnement, mais globalement il s’agit de :

  • Mettre en place des accords pour échanger des signalements et des informations entre les forces de police ou de gendarmerie et la direction ou le service de sûreté du centre commercial.
  • Réaliser une alliance avec une personne en charge de la gestion de crise sur le site et les policiers ou les gendarmes.
  • Préciser les attributions de cette personne en charge de la coordination.
  • Mettre en place un plan de sûreté avec des objectifs qui soient le plus précis et quantifiables possible. Il peut s’agir de « bonnes pratiques » à tenir pour la gestion optimum de groupes à risques ou de mendicité agressive.
  • Permettre aux forces de l’ordre de travailler avec la vidéoprotection.
  • Assurer le traitement des investigations et des plaintes.
  • Inventorier les différents moyens du centre commercial en ce qui concerne les moyens de sûreté existants.

 

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Franck Chevallier pour Horoquartz

Franck Chevallier