mars 2019

Levée de doute : comment ne pas dégrader le niveau de sécurité ?

Destinée à vérifier la matérialité d’un événement ayant déclenché une alarme, la levée de doute mobilise les équipes d’intervention. Le temps et l’énergie qui y sont consacrés peuvent réduire le niveau de sécurité d’un site en augmentant les temps de réponse, alors que bien souvent il s’agit de fausses alarmes. Le facteur temps est alors primordial et bien gérer cette opération suppose de s’appuyer sur les bonnes technologies.

Qui a en charge la levée de doute ?

La demande de levée de doute émane le plus souvent d’un agent de sécurité ou de télésurveillance qui, lors du déclenchement d’une alarme (sonore, sur un écran de supervision, par SMS,…), déclenchera la procédure définie par son entreprise ou son client, dans un cadre contractuel le plus souvent. Historiquement, la levée de doute ne pouvait être réalisée que de façon physique par une intervention d’un agent sur place afin d’effectuer les vérifications et d’attester du bien-fondé de l’intrusion. Puis, la technologie a mis à disposition des moyens d’écoute sur site et des solutions de levée de doute par vidéo, ces prestations étant fréquemment proposées par les télésurveilleurs.

Les professionnels conviennent généralement que ces solutions contribuent à réduire le nombre d’interventions inutiles dues aux fausses alertes, mais elles n’apportent pas forcément une réponse parfaite à tous les contextes.

La technologie : simple outil ou solution miracle ?

A rebours d’une intervention physique de levée de doute qui peut s’apprécier de façon « binaire », (elle a été faite ou pas, l’intrusion a été confirmée ou pas), l’intervention vidéo obéit à une logique plus floue car elle consiste à interpréter les images transmises par les caméras. Bien sûr, la vitesse de réaction sera souvent supérieure à celle d’une intervention physique, mais elle ne met pas non plus à l’abri d’un temps de latence.

Il faut en effet se connecter au site et faire face à d’éventuels problèmes de bande passante. L’agent de télésurveillance doit dans certains cas analyser des images capturées depuis plusieurs points et éliminer des hypothèses pour réduire le niveau d’incertitude. Tout ceci prend du temps et ces précieuses secondes ou minutes peuvent être mise à profit utilement par des intrus bien préparés.

La vidéo aidera également à mieux localiser l’intrusion sur un plan géographique et le cas échéant à mieux diriger les écoutes. Si l’état de flagrance est évident, l’intervention pourra être déclenchée de façon pertinente et les images pourront être conservées pour les forces d’intervention. Mais si les images sont de mauvaise qualité en raison d’un problème de définition ou d’environnement (météo, obscurité…), le recours à d’autres moyens devra être envisagé.

Enfin, rappelons qu’en matière de vidéosurveillance tout n’est pas permis et que l’implantation des caméras doit respecter des règles strictes. Pour ces raisons de conformité, la levée de doute par vidéo ne pourra pas être utilisée partout.

Sur la base de ces constats, il est fréquent que les entreprises fassent appel à différents moyens de levée de doute qui peuvent associer de la vidéo, des outils d’écoute, des détecteurs intelligents. La combinaison de ces différentes sources est d’autant plus nécessaire que le risque est élevé et le temps d’intervention crucial. Ainsi, en cas de difficulté à interpréter des images ou de temps de latence trop élevé, le recours à d’autres sources de données permettra de mieux garantir la levée de doute.

Bien évidemment, malgré la combinaison de toutes ces solutions, le recours à une intervention humaine restera malgré tout la seule solution quand la levée de doute « technologique » n’aboutit pas.

Dans tous les cas, c’est un changement de paradigme pour certains agents de sécurité, qui doivent être formés à la situation de « levée de doute impossible » par les moyens de télésurveillance.

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Thierry Bobineau, Directeur Marketing chez Horoquartz

Thierry Bobineau