novembre 2018

Le réseau IP fédérateur de la sécurité de l’entreprise

Déjà largement utilisé dans la conception de projets pour la sûreté-sécurité, le réseau IP va certainement voir son rôle et sa présence s’accroître encore. Un outil aux nombreuses qualités et possibilités, qui trouve sa place que ce soit pour le contrôle d’accès, la gestion d’alarmes, la supervision ou encore la vidéosurveillance. La Préfecture de Gap a ainsi conçu sa solution autour du réseau IP et répondu à quelques questions à ce sujet.

 

Une solution numérique aux multiples usages

Tous les acteurs engagés dans la sûreté-sécurité, qu’ils soient clients, bien sûr, ou distributeurs, fabricants, intégrateurs, ont largement compris l’intérêt du protocole TCP/IP pour les applications de sûreté. Pour la vidéosurveillance notamment, il apporte la possibilité d’une centralisation de l’exploitation des images et de leur stockage, notamment avec des solutions permettant de réduire la consommation de bande passante sur le réseau. Il procure plus de flexibilité avec par exemple des captations de « vidéo intelligente », une possibilité d’évolution plus importante qu’en analogique, une qualité d’image avec une définition toujours meilleure, ou encore un accès à distance plus ergonomique

Pour le contrôle d’accès, le réseau IP augmente la polyvalence et la modularité des équipements. Il améliore la gestion et simplifie les configurations avec une diminution des coûts financiers pour sa mise en place. Il garantit par ailleurs une évolutivité et une flexibilité plus importante qu’avec les systèmes classiques. La possibilité de cryptage des données échangées de bout en bout apporte un niveau de sécurisation très élevé.

Un des autres avantages du réseau IP est qu’il peut aussi bien s’adresser à des systèmes de grande taille avec une gestion à distance parfaite pour les sites de grande ampleur ou morcelés, en fédérant l’ensemble des équipements : contrôle d’accès, vidéo, détection incendie, intrusion…

A contrario, l’IP va également pouvoir s’adapter bien plus efficacement que l’analogique, sur les petits sites. Par nature l’IP est plus flexible et évolutif, ce qui va permettre aux petits entreprises de choisir des configurations modulables à la demande, évolutives sans engendrer de coûts d’infrastructure importants.

Dernier avantage : le niveau de normalisation des systèmes de sûreté autour d’IP va autoriser les clients à piocher dans les catalogues des fabricants tous les éléments composant leur propre solution sûreté-sécurité.

 

L’approche de la Préfecture de gap

La Préfecture de Gap (Hautes-Alpes) a déployé, avec Horoquartz, une solution de sécurité multi-site via son réseau IP. Un réseau qui est une opportunité pour ce type de mission, mais qui est parfois sous-employé dans le secteur public pour cette finalité.

Yves Richard est chargé de mission, référent numérique des services de l’état, responsable départemental de la sécurité des SI et référent INPT, il a répondu à nos questions.

 

Pouvez-vous m’indiquer, sommairement, quelle est la solution de sécurité mise récemment en place à la Préfecture ?

« La solution de contrôle d’accès Protecsys 2 Suite a été mise en œuvre sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, à Gap ainsi qu’à la maison de l’État de Briançon, dans un contexte de réseau unique. Sur le site de Briançon, la solution de sécurité à l’intrusion P2Safety a également été déployée ».

A votre connaissance, d’autres préfectures utilisent-elles leur réseau IP pour leur sécurité ?

« Le contexte d’installation d’un dispositif de sûreté bâtimentaire est encadré par un cahier des charges national qui impose la création d’un réseau spécifique au transport des flux de sûreté, imperméable à tout autre réseau, bureautique notamment ».

Pour vous quelles sont les contraintes de l’utilisation de ce réseau IP ?

« Il n’y a aucune contrainte particulière, le recours à un protocole de communication IP maîtrisé est un gage de stabilité et de garantie de permanence des flux transportés par ce réseau ».

Y a-t-il des précautions à prendre en termes de sécurité ?

« Les outils de sécurité permettent aujourd’hui d’utiliser les éléments d’identification (certificats, etc) portés par des supports durcis (cartes à puce notamment) qui améliorent notablement la sécurité globale d’un établissement ».

Avec un peu d’expérience, quel est le retour que vous pouvez faire sur votre installation ?

« Nous pouvons faire valoir un niveau de sécurité réellement amélioré, au regard des tentatives d’intrusion sur les infrastructures publiques, acheminées via les réseaux grand public, sans contrainte particulière pour les utilisateurs. Les autres solutions de sécurité qui seront déployées sur nos sites utiliseront également le protocole IP pour permettre la communication entre les différents éléments les constituant ».

 

Des risques à connaître

Les précautions à prendre pour « l’internet des objets » (IOT) sont indispensables. Nous y reviendrons dans un prochain billet.

 

Franck Chevallier pour Horoquartz

Franck Chevallier