octobre 2018

La vidéosurveillance : tendances et préoccupations sur un marché qui reste porteur

Renforcer la vidéosurveillance des sites constitue désormais le chantier prioritaire pour 27% des Directeurs de la sécurité d’après Patrick Haas, Directeur du magazine « En toute Sécurité ». Dans leurs éditions 2018 respectives, IHS Markit et IFSEC Global ont donné leur vision sur les principales tendances du marché de la vidéosurveillance professionnelle. D’autres études documentent également les orientations et les préoccupations sur ce sujet. Horoquartz, concepteur de solutions globales de sûreté, vous propose ici une synthèse des  principales tendances et enjeux auxquels sont confrontés les professionnels de la sûreté pour leurs projets de vidéosurveillance.

Sécurité des systèmes de vidéosurveillance

L’augmentation continue du nombre de caméras de vidéosurveillance implique potentiellement un risque d’augmentation des failles de sécurité liées à l’IoT, mises en évidence par certaines attaques tout autant réelles que spectaculaires. Prévenir les intrusions dans le réseau est une préoccupation constante des responsables de la sécurité et devient un chantier à part entière dans les projets de vidéosurveillance. Ainsi, d’après IFSEC, les 2/3 des répondants se disent plus inquiets qu’il y a 2 ans des menaces pesant sur la sécurité de leur système de vidéosurveillance, et pour 65% d’entre eux, la préoccupation principale est le risque de cyber-attaque loin devant les menaces physiques sur le système par lui-même (vols d’équipements, dégradations…).

Conformité légale et RGPD

Toujours en relation avec l’augmentation du nombre d’images enregistrées, la protection des données recueillies par la vidéosurveillance s’est renforcée avec la mise en place du RGPD. Avec un public de plus en plus sensibilisé à la protection des données personnelles, les responsables de la sûreté devront garantir que leurs équipements de vidéosurveillance et leurs procédures sont au niveau des exigences légales, à plus forte raison si les caméras filment des zones publiques. Sans négliger qu’un système de vidéosurveillance non optimisé pour garantir cette conformité peut vite engendrer des coûts administratifs importants.

Le développement du cloud

Stocker les volumes considérables d’images générés par la vidéosurveillance est une préoccupation constante pour les exploitants. Plusieurs études montent que près d’un utilisateur sur trois envisage de remplacer ses caméras par des modèles avec une résolution au-delà de 2 MP. Le volume de données risque donc de s’accroître inexorablement malgré les technologies de compression disponibles. Le cloud est vu comme une solution pour réduire le besoin en ressources IT internes et bien souvent en apportant un niveau de fiabilité et de continuité de service supérieur à celui d’une infrastructure propriétaire.

Plus d’efficacité avec l’IA et le Deep Learning

Des puces de plus en plus puissantes et des logiciels qui s’appuient sur des algorithmes de deep learning sont les principaux atouts pour mettre de l’intelligence au plus près de la source (les caméras) et développer une informatique de « périphérie » capable d’autonomie. Les caméras sont par exemple capables elles-mêmes aujourd’hui de reconnaître des personnes ou d’identifier des situations de crise (agression par exemple) et d’envoyer de l’information « intelligente» et conditionnelle. Ce qui a pour effet sur un plan fonctionnel de faciliter la prise de décision et l’anticipation et, sur un plan technologique, de réduire le besoin en bande passante entre les périphériques et les serveurs de stockage.

Fiabilité informatique des systèmes de vidéosurveillance

Les systèmes de vidéosurveillance ont longtemps été vus comme des applications autonomes dédiées à un besoin spécifique du service sûreté-sécurité. De ce fait, ils n’ont pas toujours été intégrés aux procédures de redondance et de tolérance aux pannes des DSI. La prise de conscience que la vidéosurveillance n’est plus un outil périphérique mais bien un élément central de la pérennité de l’entreprise amène à la considérer comme une application critique qui doit résister aux défaillances informatiques. Ce qui conduit les Directions de la sûreté-sécurité et les Directions informatiques à travailler de façon plus étroite pour concevoir des solutions de vidéosurveillance pérennes.

Le développement des drones

Même si leur utilisation en entreprise à des fins de vidéosurveillance est limitée du fait de la réglementation (cf. RGPD, contingences de l’espace aérien) et de l’opposition de certains publics, de nombreux observateurs prévoient le développement de ce moyen de vidéosurveillance dans les années à venir. Tout particulièrement, les drones pourraient s’intégrer dans un système global de vidéosurveillance et venir en complément d’autres dispositifs de sûreté. On pourrait ainsi imaginer des procédures de levée de doute confiées à un drone en cas d’alarme sur une zone spécifique difficile d’accès aux caméras fixes.

En sens inverse, la prolifération des drones venant filmer leur site constitue une menace croissante pour de nombreuses entreprises et doit désormais être prise en compte dans les projets de vidéosurveillance. L’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne a ainsi développé des algorithmes basés sur l’intelligence artificielle et le deep learning pour apprendre aux caméras à reconnaître un drone et à suivre son évolution.


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Thierry Bobineau, Directeur Marketing chez Horoquartz

Thierry Bobineau