novembre 2018

Des serrures connectées

On les appelle autonomes, intelligentes ou connectées. Ces nouvelles serrures ont pour vocation de gérer les accès de manière complète et optimale, tout en étant simples à installer, ergonomiques et avec un coût financier par porte qui reste faible. Elles peuvent se programmer en fonction des besoins, par zone géographique, par porte ou par immeuble par exemple. Ces serrures sont bien sûr des outils de sécurisation des accès, mais aussi des moyens d’assurer de la traçabilité en percevant et en enregistrant les données nécessaires.

 

Des possibilités multiples

 

Bien sûr les serrures autonomes peuvent protéger les portes extérieures ou intérieures, c’est leur tâche initiale, mais elles peuvent aussi contrôler un calendrier de fonctionnement, individualisé ou plus universel. Ainsi, des plages d’ouverture, de blocage, de fermeture complète sont paramétrables ou encore une sortie libre. Elles peuvent aussi s’intégrer dans une gestion globale, en complément d’un système de contrôle d’accès classique, ou actualiser des « listes noires » de personnes interdites d’accès. Selon les modèles de serrures, elles peuvent aussi se déverrouiller avec un smartphone ou un badge sur lequel sont déposées les « clés virtuelles ».

Les clients sont donc de plus en plus nombreux à utiliser des serrures de ce type et de leur côté, les fabricants étoffent leurs catalogues. Elles sont par exemple disponibles dans le système de contrôle d’accès Protecsys 2 Suite proposé par Horoquartz, pour l’administration centralisée des accès et des consultations de l’historique des passages. Dans ce type de configuration proposé par Horoquartz, les serrures peuvent être paramétrées par 2 moyens de communication :

  • En mode radio pour la mise à jour système et la mise à jour de l’application embarquée
  • En mode RFID avec des badges de service permettant certaines opérations sur les serrures (changement de pile, déblocage etc.)

 

Le rôle essentiel du badge RFID

 

De nombreuses données sont écrites sur le badge RFID et exploitées par la serrure autonome. Le badge porte les autorisations accordées telles que les droits d’accès (portes, plages horaires…). Ces données sont écrites dans le badge, le plus souvent par une application de contrôle d’accès, au moyen d’un lecteur-encodeur dédié. Au moment de la lecture, la serrure autonome peut vérifier de façon autonome les paramètres d’accès.

Le badge enregistre également les passages dans une zone de sa mémoire. Ces événements pourront être remontés vers le serveur. Suivant les fabricants, il peut également contenir les badges en liste noire qui doivent être mis à jour dans toutes les serrures.

Selon les fabricants et les modèles, les serrures autonomes peuvent être prévues pour une utilisation à l’intérieur ou à l’extérieur. Toutes sortes de modèles existent pour des volumétries de passages faibles à intensives. Elles proposent différentes possibilités de montage tel qu’en mode multipoints, anti-panique, verrou, sur une serrure existante ou au contraire avec une serrure fournie.

 

Des services spécifiques

 

Du fait de leur connectivité, les serrures autonomes peuvent également proposer des services en ligne innovants. Le gestionnaire peut toujours, avec cet outil, supprimer des affectations, définir si la porte est ouverte ou fermée mais aussi recevoir des alertes avertissant qu’une porte est restée ouverte, le verrouillage à distance est même possible sur certains modèles.

De quoi intéresser de nombreux domaines d’application, ainsi on les retrouvera dans des secteurs au fort besoin de sécurité, avec des passages importants et fréquents.

Elles constituent une solution intéressante encore plus quand le nombre de portes intérieures à contrôler est élevé, car elles permettent des économies substantielles sur le coût de câblage et de connexion au réseau. Leur fonctionnement sur batterie évite de plus d’amener des alimentations électriques.

Les clients types vont logiquement être des hôtels, des hôpitaux, des gares, des aéroports, des grandes écoles ou des campus universitaires, mais encore des bâtiments administratifs, logistiques ou industriels.

 

Franck Chevallier pour Horoquartz

Franck Chevallier