avril 2018

Contrôle des accès : l’anti-passback, un outil efficace pour le respect du cheminement

Pour la majorité des utilisateurs, le contrôle d’accès est le dispositif de base pour contrôler les accès à une zone (à l’intérieure ou à l’extérieur des bâtiments), et d’en restreindre l’accès dans le temps et en fonction des profils.

Cette fonctionnalité a pour but de protéger des personnes, des biens ou des données de l’entreprise. Elle peut s’adresser au personnel de l’entreprise (en totalité ou en partie) ainsi qu’aux visiteurs et fournisseurs.

En définissant des droits d’accès pour chaque profil d’individu, il est ainsi possible de restreindre les accès en donnant un accès libre ou limité dans le temps et l’espace à un individu.

Au-delà du fonctionnement plutôt basique d’une solution de contrôle d’accès simple, il est possible d’étendre le système en y attribuant des fonctions associées. Petit tour d’horizon de ce qui existe pour optimiser vos installations…

 

L’anti-passback…

L’anti-passback est une fonctionnalité optionnelle importante qui augmente fortement la sécurité d’un site. Cette fonction évite à une personne de rentrer 2 fois dans une même zone, sans en être sortie au préalable. Elle est utile à plusieurs égards. Elle permet de lutter efficacement contre le prêt de badge entre utilisateurs. Sans en voir forcément les conséquences en termes de sécurité, un salarié peut prêter son bagde à un autre qui aurait oublié le sien, voire à un inconnu pour qu’il puisse entrer. Ce comportement ne résulte pas forcément d’une volonté de violer des contraintes de sécurité mais vise le plus souvent à ‘dépanner’ une personne voire à donner une bonne image de l’entreprise en évitant à un visiteur d’attendre trop longtemps.

Pour que le système fonctionne, il faut créer un cycle entrée/sortie (c’est à dire un contrôle d’accès en entrée et un en sortie) pour avoir de nouveau l’autorisation d’accès sur le badgeage en entrée.  Le système d’anti-passback est bien généralement utilisé en conjonction avec un matériel de porte approprié, tel un tourniquet, un couloir d’accès ou bien encore un sas, pour être optimal dans sa logique de fonctionnement.

Au-delà d’empêcher le prêt de badge, la fonctionnalité anti-passback est aussi utilisée dans une logique de « cheminement », souvent encadrée par des normes et/ou réglementations comme cela peut être le cas sur les sites sensibles de type SEVESO, les sites portuaires avec la norme ISPS (International Ship & Port Security), les sites pharmaceutiques avec la norme 21 CFR part 11 de la FDA (Food & Drug Administration) ou sur les sites agroalimentaires soumis à la norme IFS.

L’objectif de ce process de cheminement, c’est qu’une fois que la personne est sortie de la zone protégée elle ne puisse plus revenir en arrière. La seule option possible, c’est d’entrer de nouveau dans cette zone uniquement par son accès principal qui pour le cas d’une entrée en salle blanche par exemple sera constitué d’un sas de confinement.

 

L’anti-passback, un allié pour la gestion des situations d’urgences

Plusieurs raisons peuvent justifier le besoin de procéder à l’évacuation du personnel d’un bâtiment ou d’une usine : incendie le plus souvent mais aussi, fuite ou déversement d’une matière dangereuse ou émanation d’un gaz toxique, panne générale d’électricité, menace d’explosion, ….

Une bonne gestion de l’anti-passback permet de comptabiliser et localiser les présences sur le site.

Le responsable d’évacuation peut ainsi éditer une liste fiable de chacune des personnes présentes dans chacune des zones du site. En cas d’absence d’une personne au point de rassemblement, les secours peuvent être dirigés plus précisément.

 

Maude Baudrand, Chef de Projet Marketing Sûreté-Sécurité chez Horoquartz, d’après un entretien réalisé avec Patrick Paranthoen, Directeur R&D Sûreté chez Horoquartz

Maude Baudrand    Patrick Paranthoen