décembre 2018

Contrôle d’accès et vidéosurveillance : le témoignage de l’université Paris Descartes

Pour Patrick de Carné, Directeur Technique de l’Université Paris Descartes, s’il est un sujet crucial pour démarrer un projet de ce type, c’est bien celui de la gouvernance et du portage politique. Des conditions indispensables pour faire cohabiter une vision globale et une gestion locale des particularités.

L’Université Paris Descartes, également appelée Paris 5 accueille 40 000 étudiants et 10 000 professionnels administratifs, enseignants et chercheurs, permanents ou temporaires sur 13 sites totalisant un patrimoine de 220 000 m².

Protéger les ressources dans une logique de sûreté globale

« Nos 13 sites sur Paris Intramuros sont assez homogènes. Ils hébergent de manière assez équilibrée des professionnels, des étudiants, des enseignants, des chercheurs ou des visiteurs nationaux ou internationaux par exemple en bibliothèques » indique Patrick de Carné. « Notre besoin initial en termes de contrôle d’accès et de vidéosurveillance était de protéger les ressources sensibles à l’intérieur des bâtiments ; avec la logique d’obstacles et de gestion des droits par profil permettant de filtrer dynamiquement l’accès à une zone. »

Première installation dans une logique centralisée avec délégation sur les sites distants

Après une consultation publique, la solution Protecsys 2 Suite d’Horoquartz est choisie pour le contrôle d’accès et complétée par le logiciel Camtrace pour la vidéosurveillance. Les deux solutions sont déployées en parallèle sur quelques sites avec au départ une logique centralisée puis avec délégation sur les sites distants. « Nous avons commencé par protéger nos salles machines. Puis la solution a été retenue dans le cadre d’un appel d’offre sur l’un de nos sites importants qu’est l’Institut de Psychologie à Boulogne Billancourt (6 000 étudiants). C’était une opération avec 300 obstacles pour un traitement complet du bâtiment, une couverture systématique de l’accès des salles de réunion aux laboratoires» ajoute Patrick de Carné.

Gouvernance : cohabitation d’une vision globale et d’une gestion locale des particularités

Les composantes ont une indépendance ainsi qu’une délégation technique et budgétaire leur permettant de déployer des solutions tierces de manière relativement autonome, mais dans un cadre de référence, administratif et technique. Si le projet se fait en synergie entre le central et les services distants, la solution Horoquartz est installée dans la mesure du possible, budgétairement parlant par exemple. Le logiciel permettant notamment de compartimenter la gestion des accès, des droits et des profils des usagers, son paramétrage central est étendu pour le client distant. « Chaque fois que nous avons été témoin d’une demande, que nous avons été consultés, nous avons porté la solution Horoquartz » précise Patrick de Carné.

Configuration technique et installation

Aujourd’hui la totalité des sites bénéficie d’un système de contrôle d’accès soit environ 1000 obstacles sur Paris Descartes, la moitié étant gérée par Horoquartz. L’application Protecsys 2 Suite est pilotée par le service informatique en central, il administre la segmentation, et la gestion des profils des usagers en relation avec Horoquartz. Les services informatiques de proximité sont les opérateurs de proximité. « On gère en central les instances qui sont sous notre autorité et les services informatiques qui ont leur autonomie dans les composantes, peuvent gérer leur propre dispositif » précise Patrick de Carné.

Une carte unique

Les cartes : Les étudiants de Descartes bénéficient d’une carte d’établissement multiservices unique avec un visuel, une photo, des identifiants qui sont pérennes. Cette carte est cohérente à l’échelle régionale. « On a fait en sorte que la solution Horoquartz fonctionne à minima sur cette carte. »

Déploiement

« Il y a eu des épisodes plus ou moins complexes. Il est toujours plus difficile de faire prendre conscience à un certain nombre d’entités internes que la partie maintenance est tout aussi importante que l’investissement initial. Les budgets à y consacrer en pluriannuel sont décisifs car les difficultés peuvent apparaître dans la vie ultérieure des opérations » précise Patrick de Carné.

« Cette nécessité d’avoir un logiciel universel, avec des instances très héritières des données du système d’information est apparue à mi-parcours, nous n’y étions pas forcément sensibilisés au départ. De nouveaux usages apparaissent, l’université s’ouvre sur la ville, il faut gérer des flux de circulation complexes et ne pas simplement répondre aux besoins ponctuels régaliens. Les nouvelles contraintes seront levées par un contrôle d’accès unique et très fluide, à l’échelle de l’établissement, voire dans le cadre d’un groupement d’universités. A terme, cela représentera 20 à 30 sites, 50 à 80 000 étudiants, un grand nombre de laboratoires de recherche et une gestion des flux à fluidifier » indique Patrick de Carné

 

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