avril 2018

La protection périmétrique : première ligne de défense

En matière de systèmes anti-intrusion du périmètre, il faut bien connaître la gamme des protections possibles, tout en gardant à l’esprit qu’aucune ne saura être infaillible. Ainsi, des individus très motivés, préparés et bien équipés pourront passer, mais en étant ralentis et en déclenchant une alarme.

Dissuader, alerter, retarder…

Les objectifs des protections périmétriques sont bien de dissuader, puis de déclencher, le plus vite possible, une alarme, de restreindre et retarder la progression des intrus et enfin de réduire leur temps de présence sur le site. La visibilité des différents éléments de la protection joue ici un rôle important, elle va même réussir à décourager une partie des candidats à l’intrusion.

Il convient de bien analyser le site et les besoins en termes de sûreté. Il faut garder à l’esprit d’une part, que la protection périmétrique extérieure est la première défense en cas de tentative d’intrusion. D’autre part, il faut tenir compte des conditions environnementales qui sont bien moins maîtrisables qu’à l’intérieur ; intempéries, sites passants ou au contraire isolés, présence de moyens de communication pour la transmission des informations…

La réglementation va fournir un cadre précis pour les opérateurs d’importance vitale (OIV), les opérateurs économiques agréés et les installations à risque concernées par Vigipirate ou Seveso. Pour les autres il faut déterminer si la menace concerne des vols en interne, des cambriolages, de l’espionnage ou encore des actes terroristes, et prendre la mesure de la valeur des biens et des équipements.

Cinq protections possibles

Toutes les protections périmétriques disposent de plusieurs niveaux de sécurité, mais aucune ne saura être efficiente toute seule. Il faut donc veiller à les associer en fonction du niveau de sécurité recherché.

Des clôtures diverses

La clôture peut parfois sembler d’un autre temps, mais contrairement aux idées reçues, elle est variée et constitue une protection efficace.

Elle peut être immatérielle, il va s’agir d’une clôture virtuelle, en complément de la clôture physique, avec des barrières infrarouges ou des lasers, des barrières hyperfréquences ou encore des câbles enterrés.

La clôture physique, mur ou grillage, délimite elle le périmètre à ne pas franchir. Elle peut être classique, grillagée, mur d’enceinte, palplanche, ou avec des barbelés, équipés de lames, électrifiée…  ou bien plus technologique, avec des systèmes de détections morphologiques ou même des fibres optiques qui peuvent déterminer le type d’intrusion.

A l’opposé, en termes de technologie, les haies défensives végétales, constituées d’arbustes épineux tressés entre eux ainsi qu’à d’éventuels éléments de renfort, constituent de quoi interdire efficacement et à moindre coût, l’accès aux personnes ou aux engins de tout type.

Contrôler les accès

La protection périmétrique doit bien évidemment prendre en compte les accès et leurs contrôles, sachant que la clôture et le contrôle d’accès doivent être de même catégorie. Pour les piétons, on peut trouver des badges, avec ou sans photos ou lecteur d’empreintes digitales. Des digicodes, des systèmes biométriques, empreinte digitale, reconnaissance faciale de la forme de la main…, tout cela pouvant être associé à des obstacles piétons, sas, tourniquet…

Pour les véhicules, des portails ou barrières peuvent être en place, mais aussi des bornes escamotables, des herses ou même le contrôle du dessous des véhicules, là encore en fonction du niveau de sûreté souhaité.

Pour protéger les accès des entreprises et assurer la sécurité de celles-ci, l’éditeur Horoquartz propose P2 Access : une solution de contrôle d’accès pour sécuriser l’accès aux locaux en tenant compte des politiques de sécurité.

Des caméras dissuasives et intelligentes

Tout comme les autres équipements extérieurs, les caméras de vidéosurveillance doivent être bien visibles pour jouer leur rôle de dissuasion. Ainsi, les candidats à l’intrusion sauront qu’ils seront filmés et que leur identification pourra être facilitée. Au-delà de cette dissuasion, les caméras peuvent être connectées à un centre de surveillance ou être autonomes. Elles peuvent juste enregistrer les images afin de pouvoir revenir en arrière et montrer le déroulement de l’effraction. Elles peuvent aussi déclencher une alarme, en fonction des anomalies qu’elles vont détecter.

Avec des caméras de haute technologie, les images seront d’excellente qualité, il sera possible de suivre en direct le cheminement de l’intrus sur le site. Elles peuvent aussi conserver une excellente visibilité, y compris en très faible lumière ou dans des conditions dégradées par la pluie ou le brouillard. Des caméras intelligentes vont en plus pouvoir déterminer des formes ou même analyser ce que font les intrus.

Sonner l’alarme

Tout comme les caméras, les systèmes d’alarme peuvent, ou non, être reliés à un centre de surveillance. Ils reçoivent des informations de nombreux capteurs de différents types. Au final, le système va pouvoir déclencher une sirène qui découragera une partie des intrus. Elle peut être complétée par d’autres systèmes de dissuasion ou de gêne tels que des messages audio pour sommer l’individu de quitter les lieux, une machine à fumée pour gêner la progression avec un fort brouillard ou encore des projecteurs stroboscopiques puissants pour, là encore, compliquer la progression des individus sur le site.

De l’humain pour compléter la technologie

Des hommes et des femmes peuvent compléter ces protections périmétriques techniques ou technologiques.

Il s’agit de réaliser des rondes ou même d’avoir un gardiennage sur place au sein du site. Pour les rondes, elles doivent répondre à un cahier des charges précis, leurs objectifs sont multiples, dissuader bien sûr, mais aussi vérifier les installations de sécurité, réaliser de la levée de doute, détecter un incident, informer et enfin intervenir.

Il faut bien organiser rondes et gardiennages qui doivent bien s’imbriquer dans les dispositifs précédents pour se compléter les uns et les autres le plus efficacement possible.

Préserver l’efficacité des installations

Cela ressemble à du bon sens, mais pour que les protections soient efficaces il faut qu’elles soient installées dans les règles de l’art et qu’elles soient rigoureusement entretenues pour conserver leurs fonctionnalités initiales.

Ainsi, des clients peuvent se plaindre de déclenchements intempestifs au début de la mise en place des protections ou encore des dysfonctionnements qui apparaissent au bout de plusieurs années. Dans le premier cas, c’est souvent un non-respect des règles d’installations des fabricants de matériel qui est en cause. Dans le second cas, ce sont souvent les règles d’entretien des équipements qui sont négligées et entraînent une perte d’efficacité.

C’est un point réellement important, car s’il y a trop d’alarmes sans fondement, on prêtera moins d’attention lors d’une intrusion réelle.

 

Franck Chevallier pour Horoquartz

Franck Chevallier